Photo mystère
Retour en Afrique du Sud
3.12.2011
Nous roulons vers la frontière et nous prenons un dernier petit café à l'ombre de l'aire de pique-nique namibienne standard. Passage de la douane sans problème bien que la gendarmette réclame avec insistance le permis de conduire de Marie-Jo avant de s'apercevoir que le volant est à gauche et d'éclater de rire. Le douanier nous demande si nous avons quelque chose à déclarer. Nous lui disons que non mais avec humour il nous répond : "Si, vous avez sûrement beaucoup de poussière !"
Arrêt sur la piste de Henkries près de Steinkopf pour revoir la végétation originale de cet endroit.
Arrêt à Springbok pour le ravitaillement mais tous les magasins sont fermés à cause de la chaleur. Nous bifurquons plein est à la recherche des lithops sur les quelques sites que l'on nous a indiqués. La piste de Kangnas est fermée par un cadenas. Nous tentons notre chance vers Namies. Bingo ! Beaucoup de lithops olivacea, certes rabougris par la saison sèche. Nous dormons sur place.
Lithops olivacea, les voyez-vous ?
4.12.2011
Le vent a soufflé toute la nuit et persiste ce matin. Il fait une chaleur torride et le vent est brûlant. Les lithops se méritent !
Nous continuons nos recherches sur la piste entre Pofadder et Bitterfontein. C'est une longue piste rectiligne à travers la steppe avec une ferme tenue par des Africaners tous les 20 km environ. Ils élèvent des moutons et vivent totalement isolés. Seules les éoliennes ponctuent le paysage. Pique-nique en plein soleil par plus de 40°. Bilan de la journée :, beaucoup d'argyroderma, de conophytum, deux lapidaria et une étonnante plante aux tentacules vert et violet.
Quelle est donc cette plante ?
Nous partons vers Lambert's Bay pour essayer de trouver un peu de fraîcheur au bord de l'océan. Nous nous installons au camping municipal, très bien situé avec accès direct à la place mais à l'aménagement un peu vieillot. Soudain le vent tourne apportant un air très froid et nous perdons presque 20° en quelques minutes.
5.12.2011
Question fraîcheur nous sommes servis... ce matin polaire et chaussettes.
A la réserve ornithologique... rien et au port, la colonie de Fous du Cap est inaccessible. Nous partons.
Nous rejoignons le Cederberg et Ceres à travers les riches vergers ; les oranges sont presque mûres. C'est la récolte des pêches et des abricots et la moisson. Nous prenons la petite route (R303) du Bain's Kloof. Très beau paysage de montagne et encore une flore nouvelle. Nous poursuivons vers Cape Town et allons chez African Overlanders à Gordon's Bay.
6.12.2011
La matinée est consacrée à resserrer correctement le pare-brise du véhicule après démontage du ciel de toit. L'après-midi, nous allons prendre rendez-vous au garage Land Rover à Stellenbosch pour un "check over after a long trip" car nous avons parcouru 10500 km depuis notre départ de Gordon's Bay. Accueil très classe.
7.12.2011
La saison des pluies commence, la Montagne de la Table est sous les nuages et nous allons faire nos achats de Noël à Cape Town. Le soir, nous allons nous installer à Muizenberg au camping Strandvlei en traversant d'immenses townships tous très propres.
8.12.2011
Surprise en payant le camping, réduction pour les retraités : R56 (~ 5,60 €) pour deux personnes et un véhicule. Prix imbattable.
Le temps a l'air propice pour monter à la Montagne de la Table. Après une demi heure de queue, la caissière nous avertit qu'en haut, il fait froid, il bruine et que la visibilité est faible. Nous renonçons donc et nous nous rabattons sur le jardin botanique de Kirstenbosch, bien moins beau qu'en octobre. Retour au camping de Muizenberg. par la montagne pour éviter les bouchons.
9.12.2011
Beau temps, pas un nuage, pas de vent ... direction Table Mountain. Nous y sommes dès 8h30. Pas de queue. Montée par le téléphérique dont la cabine tourne pour que tout le monde profite du panorama sur Cape Town. Très belle vue sur la ville et sur la péninsule du Cap de Bonne Espérance.
Nous sommes sur un plateau rocheux très humide, presque marécageux. Peu de fleurs en cette saison mais quelques beaux oiseaux et des damans qui paressent au soleil en allaitant leurs jeunes. Nous randonnons jusqu'à MacLear's Beacon.
Nous passons l'après-midi à Waterfront, le quartier moderne et branché du Cap. Beaucoup de monde, beaucoup d'ambiance dans les galeries marchandes et sur les quais où se prépare le départ d'une étape de la course autour du monde "Volvo Ocean Race". Retour à Muizenberg.
10.12.2011
Ce matin c'est le ramassage des ordures. Mais avant que les éboueurs passent, une armada de gens venus des townships voisins arrivent avec des caddies. Ils vident les poubelles et trient. Chacun sa spécialité : verres, cartons, plastiques, meubles puis ils rangent les poubelles correctement sur le trottoir.
Nous allons faire laver l'Azalaï chez Mister Bubble's Car Wash où nous faisons l'attraction. Chacun veut visiter l'intérieur et le patron vient faire un brin de causette. Quatre personnes ont travaillé pendant une heure trente pour R100 (10 €) et nous récupérons le Land Rover rutilant ... même les pneus sont cirés !
Nous longeons la côte rocheuse jusqu'à Hermanus ; pas de baleine en cette saison mais des paysages splendides. Nous parcourons à pied une bonne partie du sentier du littoral, souvent un chemin creux bordé de pittosporums et de bruyères.
11.12.2012
Retour vers Le Cap. Nous faisons une halte au jardin botanique Harold Porter à Betty's Bay. Bien nous en a pris car il est superbe, présente différents biotopes et se prolonge par deux vallées laissées à l'état sauvage. Nous assistons, stupéfaits, à un combat violent et sanguinaire entre deux tortues mâles.
12.12.2012
Nous déposons notre véhicule au garage Land Rover de Stellenbosch et nous visitons cette ville très calme et toute fleurie. Visite "à nos risques et périls" * des anciennes maisons aux gâbles ouvragés. Pour nous asseoir un moment à l'ombre, nous entrons au jardin botanique qui nous surprend par ses collections de lithops et de succulentes. Nous y trouvons aussi un excellent restaurant où nous dégustons un curry de légumes sous un gigantesque eucalyptus à feuilles de ficus. Nous récupérons l'Azalaï qui finalement n'avait pas souffert du tout de ce périple (sauf le pare-brise dévissé bien sûr).
* En Afrique du Sud, où que vous entriez, à la mairie, à la laverie, au supermarché ou dans un jardin, vous le faites à vos risques et périls... c'est écrit !
13.12.2011
Journée ménage et rangement avant le stockage chez African Overlanders.
14.12.2011
Retour en France.
Cap au sud
27.11.2012
Nous quittons Etosha en direction de Windhoek et nous nous séparons au sud d'Ojiwarango. Nous continuons vers le Waterberg tandis que nos compagnons poursuivent vers la capitale pour préparer leur retour en France.
Nous nous installons au camping du parc du Waterberg. Nous sommes seuls et les animaux s'approchent de nous. Un rollier varié niche dans l'arbre mort voisin, les dik-dik de Damara lèchent les barbecues, les mangoustes et les babouins font les poubelles, les lièvres gambadent. Au crépuscule, une hyène brune traverse le camping tandis que deux galagos font des cabrioles dans l'arbre au-dessus de nous.
28.11.2011
Nous sommes réveillés par les babouins qui tambourinent sur l'Azalaï. Promenade pour observer les oiseaux et les fleurs sur les pentes du plateau.
L'après-midi, nous faisons un "game drive", seul moyen de pénétrer dans la réserve et de monter au sommet du plateau du Waterberg. Nous sommes toujours seuls avec notre guide Berya. Nous voyons deux rhinocéros près d'un point d'eau auquel on accède par un long corridor de bois qui nous dissimule à la vue des animaux. Plus loin, nous surprenons des hardes d'hippotragues mais nous ne verrons ni l'éland du Cap ni l'antilope rouanne. Nous rentrons au coucher du soleil avec un large panorama sur la plaine arborée. Ce soir au camping il y a foule ... nous sommes trois couples.
29.11.2011
Nous quittons le Waterberg et ses falaises rouges pour rejoindre Windhoek par les pistes. Nous croisons très peu de monde. Tout le long, ce ne sont que des élevages de bovins et des réserves de chasse. Les phacochères en grand nombre traversent la piste avec la queue en l'air. Nous voyons aussi quelques oryx et les inévitables springboks. Nous nous installons au Transkalahari Inn près de Windhoek où nous retrouvons nos compagnons qui s'activent pour stocker leurs véhicules.
30.11.2011
Nous allons en ville faire les magasins de 4x4 bien approvisionnés ici et les magasins de souvenirs. Il y a même un marché de Noël ... par 40° c'est étrange !
1.12.2011
Nous partons vers le sud par la piste à la recherche des lithops. Mais les clôtures ne nous ont jamais permis d'accéder aux endroits propices. La piste longe des forêts d'acacias qui deviennent de plus en plus clairsemées jusqu'à ce que nous atteignons une zone du Kalahari avec des cordons de dunes rouges fixées par des arbres. Nous traversons Dorbabis et Uhlenhorst qui ne sont que des bidonvilles. Nous rejoignons la route goudronnée car le paysage de steppe est monotone et nous ne voyons plus d'animaux. Au loin, se détache la silhouette du volcan de Brukkaros où nous allons dormir. Le camping est ouvert mais il n'y a personne. Nous nous installons face à un magnifique panorama sur la plaine et sur la brèche du cratère. Nous sommes encore seuls ... atmosphère de premier matin du monde.
2.12.2011
Il n'est pas 6 h quand nous nous levons pour monter au volcan car ces jours-ci il fait très chaud. Les damans des rochers et les écureuils terrestres nous guettent. Nous descendons dans le cratère alors que le soleil commence tout juste à l'éclairer. De très vieux Aloès dichotoma se dressent majestueusement, certains portent des nids de républicains sociaux. C'est un paysage magnifique pour nous seuls. Le silence règne.
Nous poursuivons notre route vers le sud jusqu'à Grünau et nous faisons une boucle par les D 270 et D 203. Nous découvrons sur toutes les pentes des aloès séculaires et d'énormes buissons d'euphorbes. Il faut sans cesse ouvrir et fermer les barrières des élevages. Sur l'une d'elles, un fermier a accroché les cadavres de tout ce qu'il considère comme nuisible ... vision bien macabre et d'un autre âge !
Etosha
22.11.2011
Pierre et Marie-Danielle nous quittent pour le Botswana.
Nouveau ravitaillement à Opuwo. L'après midi nous allons à la découverte des mines de cuivre, d'azurite et de dioptaze. Nous nous extasions devant la couleur de tous ces minéraux en arpentant le site.
23.11.2011
Route vers Etosha. Le long de la piste les cases herero sont peintes.
Nous franchissons la très belle Joubert Pass et prenons une piste difficile le long de la Khowarib. Les inondations du printemps dernier ont provoqué beaucoup de dégâts. Les véhicules soulèvent d'énormes nuages de très fine poussière blanche qui nous aveuglent. Passage dans de superbes gorges et pique-nique, comme souvent, dans un oued à l'ombre d'un acacia. Quelques kilomètres sur le goudron avant de reprendre une piste où nous sommes obligés d'ouvrir et de fermer les barrières à chaque traversée de propriété. Tout est clôturé à cause de l'élevage et nous devons bivouaquer au bord de la piste. Au loin un grand incendie dans le parc d'Etosha rougeoie le ciel.
Troisième séance de bricolage : Je resserre le pare-brise du Land-Rover et remets les rivets sur la capucine qui avaient sauté après les vibrations endurées dans la traversée du Kaokoveld.
24.11.2011 au 26.11.2011
Nous entrons à Etosha par Andersson Gate. Accueil peu sympathique au visitors centre. (C'est une exception car nous avons toujours été très bien reçus en Namibie.)
Première nuit à Halali Camp où le rhinocéros noir nous fait un véritable spectacle au point d'eau.
Deuxième nuit à Namutoni Camp où nous retrouvons Jean-Luc et Alisa, un collègue de travail rencontré par hasard au bord de la mare de Kalkheuwel. (le monde est petit !).
Troisième nuit à Okaukuejo où nous arrivons juste à la fermeture des portes car nous avons essayé de dépanner le véhicule d'Albert qui avait un caillou dans un disque de frein.
Le parc d'Etosha est très décevant par son manque d'entretien : arbres sur les pistes, aires de repos brûlées et sans clôture, toilettes inacceptables, poubelles qui débordent , accueil et services pas très sympathiques ... mais en revanche, c'est formidable pour l'observation de la vie sauvage. Les animaux y sont très nombreux et variés et peuvent être approchés facilement.
Kaokoveld suite
16.11.2011
La matinée à Opuwo est consacrée au ravitaillement. Cela nous permet de découvrir cette ville étonnante où toutes les ethnies et tous les costumes se côtoient. Femmes himba ocrées presque nues et hommes en jupette volantée, femmes herero en costume du XIXe siècle , femmes zena à la tenue bigarrée, working girls en tailleur avec attaché-case au volant de gros 4x4.
Derrière le supermarché où les femmes himba, portable autour du cou, poussent leur caddie, se tiennent des petites gargottes en plein air où chacun vient se restaurer, jouer à l'awalé ou palabrer.
L'après-midi nous partons pour Epupa Falls par la C 43. Le long de cette grande piste, les bus et les guides emmènent les touristes dans des villages himba de démonstration où les relations avec ce peuple sont perverties par l'argent. Nos rencontres avec les Himba au hasard des petites pistes sont bien différentes.
L'arrivée à Epupa Falls est superbe, le Kunene émeraude, bordé par d'immenses palmiers bleus et d'énormes baobabs, se faufile entre les rochers. Malgré la saison sèche et les basses eaux, les chutes sont encore spectaculaires.
17.11.2011
Piste caillouteuse vers l'est le long du Kunene qui sert de frontière avec l'Angola. Des vues superbes sur le fleuve apparaissent entre les arbres. C'est le printemps, de nombreuses plantes sont en fleurs. Nous faisons une boucle pour rejoindre Omuramba par une jolie piste dans les mopanes et les villages himba. A l'horizon, se dressent les Zebra Mountains.
Cet étrange paysage est dû à des éboulis de granit noir.
Nous nous dirigeons ensuite vers la Van Zyl's Pass célèbre dans le monde du 4x4 (même pas peur !). La piste caillouteuse nous conduit à travers les mopanes vers une zone montagneuse genre "volcans d'Auvergne" . Pierre y laisse son pot d'échappement : deuxième séance de bricolage. Nous bivouaquons dans les rochers quand une famille himba nous rend visite.
18.11.2011
L'air frais enbaume le "mimosa" au petit matin. Trois jeunes himba sont déjà en faction à épier tous nos gestes. Pour passer le col mythique de la Van Zyl's Pass, l'esprit d'équipe a joué à plein. Chacun de placer des pierres et de guider l'autre. Certains passages sont spectaculaires mais pas si difficiles qu'on le prétend. En bas du col nous marquons cet épisode sur une pierre que nous déposons sur le cairn comme le veut la tradition.
Longue piste dans le sable ocre-rouge de la vallée de Marienfluss entourée par une belle chaîne de montagnes. Nous bivouaquons au bord du Kunene à Okarohombo. Nous apercevons quelques crocodiles à la lumière des lampes frontales.
19.11.2011
Jean-François nous quitte et nous partons vers la vallée de Hartmann par une piste pénible en tôle ondulée. Au fond de la vallée, une magnifique chaîne de montagnes barre l'horizon. Au premier plan, des dunes ocres que nous franchissons pour descendre vers le Kunene que nous apercevons telle une oasis en contrebas.
Nous pensions camper près du fleuve mais nous sommes dans une concession privée pour touristes fortunés et le propriétaire nous enjoint de faire demi-tour illico. Nous nous installons dans les dunes près d'une famille himba.
20.11.2011
Jean-Michel nous quitte. Une femme himba vient faire soigner son bébé brûlé à la main. Nous lui laissons du riz et de l'eau pour le faire cuire. Le ciel est couvert, la pluie menace et nous ne pouvons pas profiter pleinement du panorama lors de notre promenade dans les montagnes environnantes.
Nous redescendons la vallée par la piste de l'ouest qui s'avère bien plus facile que celle de l'est. Les paysages sont extrêmement variés : montagnes, dunes et barkhanes, paysage martien aux roches roses, savane arborée avec zèbres, ânes, vaches et oryx.
Passage à Orupembe où il n'y a qu'une gendarmerie, une boutique fermée et deux maisons. Nous bivouaquons en dehors de l'oued que nous suivons car l'orage menace. Nous sentons que la saison des pluies approche.
21.11.2011
Petite piste caillouteuse et secouante avec des passages d'oued. Flore extraordinaire.
Arrêt à une hutte himba où une femme nous montre qu'elle dort par terre sur des chiffons crasseux. Les seuls objets sont deux entonnoirs et deux récipients en corne pour l'ocre et la graisse. Nous lui laissons quelques provisions.
Nous regagnons une grande piste qui nous semble une autoroute et nous ramène à Opuwo. Nous retournons au Country Hotel. Un orage éclate, les insectes sortent par milliers et envahissent le restaurant, les douches et les toilettes.
Au cours de cette grande boucle autour d'Opuwo, nous avons parcouru un peu plus de 1 000 km sans avoir pu nous ravitailler en carburant.
Kaokoveld
13.11.2011
Nous suivons la vallée de l'Hoanib. Dans le lit à sec de la rivière, d'énormes faidherbia couverts de gousses tarabiscotées attirent tous les animaux : éléphants, girafes, oryx, steenboks, babouins. Pour attraper les gousses les plus hautes, un éléphant nous fait un véritable numéro de cirque.
Nous montons sur le plateau pour gagner la vallée suivante par une piste en tôle ondulée assez pénible dans un paysage minéral.
Le Toyota d'Albert perd son réservoir supplémentaire. Première séance de bricolage pour le sangler.
Nous descendons dans la vallée de l'Hoarusib où l'eau est encore abondante. Nous roulons souvent dans la rivière dans une profonde gorge aux rochers roussâtres. Soudain un gros éléphant qui mange les roseaux, nous barre la route. Les éléphants de cette vallée sont réputés pour leur agressivité et nous hésitons à passer près de lui. Quand nous le dépassons, il lance un grand barrissement qui retentit dans la gorge. Bivouac dans une petite vallée adjacente.
14.11.2011
Nous continuons à rouler dans l'eau vers Purros. De nombreux oiseaux attendent notre passage pour se nourrir dans la vase que nous remuons.
Purros est un village perdu au milieu de nulle part. Quelques maisons rectangulaires en boue séchée, en branchage ou en tôle, une épicerie vide, des montagnes de bouteilles de bière et une antenne pour le téléphone. Les habitants habillés à l'occidentale sauf quelques femmes herero ont l'air désoeuvrés.
Nous reprenons la vallée en sens inverse pour remonter sur le plateau désertique où nous pique-niquons à l'ombre des bâches dans un lieu que nous baptisons "nowhere".
Nous suivons la vallée de la Khumib, bien moins jolie que les précédentes. Nous croisons une jeune femme himba avec son bébé près d'un puits d'eau croupie où deux hommes gardent quelques ânes. Elle nous demande de lui soigner les yeux.
15.11.2011
Nous nous réveillons entourés par les zèbres et les girafes, au son des outardes qui paradent.
Nous sortons de la vallée pour parcourir une longue plaine blonde où les animaux abondent.
Les petits villages himba se succèdent : huttes rondes de branchages recouvertes de boue et un enclos de poteaux de mopane pour le bétail. D'immenses troupeaux de bovins aux longues cornes et de chèvres ont ravagé la végétation. Plus loin un hôpital neuf et des écoles accueillent cette population dispersée.
Longue route vers Opuwo à travers les montagnes à la végétation desséchée sauf les mopanes. Dans une côte, la camionnette du gérant du supermarché d'Opuwo qui ravitaille les écoles est immobilisée par le sable. Nous le tirons d'affaire rapidement.
A Opuwo, nous nous installons au camping du Country Hotel. Nous entendons à la VHF Jean-Michel et Jean-François qui reviennent du Botswana. Ils s'empressent de nous rejoindre pour diner avec nous au lodge avec vue panaoramique sur les montagnes.
Damaraland
9.11.2011
Route le long de la Skeleton Coast vers le nord pour rejoindre une petite piste au sud de l'Ugab. Paysage lunaire époustouflant. Le vent et l'eau salée ont ciselé le granit. Là encore la flore est surprenante : welwitschia, cotylédon et surtout les premiers lithops (plantes-cailloux).
Lithops ruschiorum var. lineata
10.11.2011
Nous continuons notre piste dans une gorge très encaissée aux blocs cubiques, puis les falaises deviennent extraordinaires : zébrées, festonnées, bouillonnées. Une gigantesque glace "viennetta". Sur les falaises sont accrochées d'énormes plantes à caudex (adenia pechuelii). Nous enchainons dans le lit de l'Huab où les signes de la présence des éléphants sont bien visibles. Mais où sont-ils ?
11.11.2011
Visite des gravures rupestres de Twyfelfontein. Le batiment d'accueil moderne utilise de façon très esthétique les vieux fûts de 200 l.
Piste vers la forêt pétrifiée qui s'avère assez décevante mais le paysage est splendide avec ses monticules de grès ocre surmontés d'arbres blancs
12.11.2011
Direction Palmwag. La piste en montagnes russes est très poussiéreuse et parfois en très mauvais état après les inondations du mois de mars, mais très beau paysage de savane bordée de montagnes. Quelques pachypodiums se dressent sur les pentes. Nous voyons beaucoup d'autruches et d'outardes qui se laissent approcher pour le plus grand plaisir du photographe.
Arrêt à la barrière sanitaire. Le garde se contente de relever notre numéro d'immatriculation. Détour par Palmwag Lodge pour réparer une crevaison. Nous en profitons pour faire le plein d'eau et ramasser quelques noix de palmiers qui font l'ivoire végétal.
Nous passons par la cascade d'Orongo. Dans un paysage minéral désolé, une source jaillit et forme une vasque où l'on peut se baigner au milieu des roseaux. Nous traversons un village de masures en boue séchée avec des enclos de branchages. Les femmes en costume herero et les garçons himba nous semblent bien pauvres.
Nous prenons la rive droite de l'Hoanib et nous installons le bivouac lorsque arrivent Michel, Joêlle, Jean-Pierre et Mireille. Ils nous avaient quitté à Cape Town pour aller vers le Botswana. Nous nous racontons nos voyages avant de nous séparer à nouveau.
Cartes
On nous a reproché de ne pas mettre de cartes de notre voyage. Voici donc le trajet que nous avons suivi en Namibie du 23.10.2011 au 8.11.2011 ... en petits morceaux pour que les cartes soient lisibles sur le blog.
De la frontière sud à Lüderitz.
De Lüderitz aux dunes de Sossusvlei par la D707 ... magnifique.
Détour par le Brandberg. De Uis à la côte atlantique nous n'avons croisé personne, pas même un berger.
Superbe escapade dans les dunes et le long de la Kuiseb. Le retour par la C 14 était toutefois un peu monotone.
Suite du voyage
2.11.2011
A Walvis Bay, nous retrouvons les Azalaïens qui arrivent de France. Certains n'ont pas leurs bagages et le transitaire leur annonce que leurs véhicules ne sont pas encore là. Restons zen !
Promenade en bordure du "lagon" où les maisons ont une architecture très moderne qui nous surprend.
Nous allons visiter Swakopmund, ancienne ville allemande ... toujours allemande : touristes allemands, pâtisserie allemande, saucisses allemandes, architecture allemande et tout est écrit en allemand. Ville très agréable avec de beaux jardins et de belles boutiques.
Les véhicules sont arrivés. A 14h les conteneurs sont ouverts avec une certaine appréhension puisque nous avions constaté que les voitures arrivées à Cape Town n'avaient pratiquement pas été arrimées d'où quelques dégâts.
Les Azalaï d'Albert et de Bernard sont bien abimées.Les dockers de Fos n'ont pas fait leur travail correctement et les véhicules se sont entrechoqués.
Rassemblement au camping Lagoon Chalets où chacun se prépare. 
5.11.2011
Fanie de Kuiseb Delta Adventures nous guide dans les dunes vers Sandwich Harbour. Il nous explique la formation du désert du Namib, son écologie et la vie des populations. Il nous montre différents sites archéologiques : l'un où sont fixées dans la boue séchée des traces d'humains et d'animaux et l'autre où ont habité les Khoi, avec leurs tombes et quelques tessons de poteries.
Dans les dunes pousse le !nara (prononcer le ! avec un claquement de langue), melon épineux dont se nourrit le peuple Topnaar. Nous jouons au 4x4 dans les dunes avec un magnifique panorama sur l'Atlantique. Nous bivouaquons au creux des dunes près d'une mare où Pierre fait un plongeon malgré le vent glacial.
Nous remontons le lit à sec mais très verdoyant de la Kuiseb. Nous traversons quelques hameaux misérables en patchwork de tôles et clos de pieux de bois tordus. Le Toyota de Pierre n'a plus de puissance et Jean-Claude n'a plus assez de carburant. Ils retournent à Walvis Bay. Nous continuons vers le magnifique site rocheux de Mirabib pour bivouaquer.

7.11.2011
Retour vers Walvis Bay dans une plaine d'herbes blondes comme les blés. C'est la journée des zèbres. Nous en voyons partout. Les autruches caracolent plumes au vent ; les oryx et les springboks complètent le tableau. Albert tombe en panne de carburant et Bernard le prend en remorque.

8.11.2011
Nous partons à 5 Azalaï,
Pierre & Annie-Claire
intimes !
Pierre & Marie-Danielle
lève tôt !
Direction : le phare de Walvis Bay pour observer les flamants, les pélicans et les otaries. Puis route jusqu'à Cape Cross où nous bivouaquons dans les collines à l'abri du vent qui souffle fort comme tous les soirs dès 16h
Mile 108 camping et station service sur la Skeleton Coast. Bien que les cartes récentes l'indiquent toujours, il y a longtemps qu'on n'y trouve plus la moindre goutte de carburant.
Nous nous promenons à la découverte de la flore et de la faune toujours étonnantes. Sur cette côte, les champs de lichens sont désormais protégés et entourés de barrières pour éviter le passage des véhicules hors piste.









































































































































































































































